Histoire

Au XIIème siècle, Eaunes était essentiellement composée de fermes éparses dont les cultures étaient exploitées par les moines de l’Abbaye cistercienne de la Clarté-Dieu.

Appartenant à la commune de Muret, Eaunes est devenue indépendante en 1777 grâce à Louis DE GAYRARD, qui devint premier maire de la commune.

 

 

Les Maires d’Eaunes

histoire– 1777 : Louis DE GAYRARD

– 1790 : Jean CARLES

– 1793 – 1795 : Arnaud DAUJAM

– 1795 – 1798 : Jean-François-Marie BOYER

– 1798 – 1799 : Joseph DUPUY

– 1799 – 1802 : Jean-Baptiste DUSSOL

– 1802 – 1804 : François SAINT-ANDRE

– 1804 -1811 : Jean-Joseph JANOLE

– 1811 – 1813 : Raymond GROC

– 1813 – 1815 : Pierre DELAIL

– 1815 – 1830 : François SAINT-ANDRE

– 1830 – 1870 : Isidore JANOLE

– 1870 – 1871 : Pierre DELAIL

– 1871 – 1912 : Bernard ABRIBAT

– 1912 – 1919 : Jean SAINT-ANDRE

– 1919 – 1925 : Pierre VILLENEUVE

– 1925 – 1940 : Dominique ROUANE

– 1940 – 1944 : François PAGE (Adjoint remplaçant le Maire démissionnaire)

– 1944 – 1958 : Dominique ROUANE (Décoré de la Légion d’Honneur le 14 mai 1950)

– 1958 – 1972 : Germain ROUANE

– 1972 – 1974 : Jean DARGASSIES

– 1974 – 1989 : Aimé PAGNON

– 1989 – 2014 : Alain SOTTIL

– 2014 – …… : Daniel ESPINOSA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Armes de la Commune

 

blasonCes armes sont celles de Noble Louis de Gayrard propriétaire du domaine de Trigobéouré (à l’ouest de l’ancien moulin à vent), Syndic des habitants en 1777, premier Maire d’Eaunes.

 

Voici quelques précisions, aimablement communiquées par M. René Gayrard, sur le blason de sa famille qui est aujourd’hui celui de la commune :

 

« Il est quelques règles d’héraldique que l’on se doit de respecter ; ainsi on ne saurait mettre une couleur : bleu, rouge, vert, pourpre, noir ce qui se dit : azur, gueules, sinople, pourpre, sable sur un fond d’une autre couleur.

Le fond doit alors être de métal, soit argent (blanc) ou or (jaune) ou encore fourrure (hermine, vair, contrevair…).

Ainsi l’emblème d’Eaunes qui reprend les armes de ma famille doit obéir à ces règles.

 

Pour ce qui est des armes des Gayrard (c’est la forme du nom en l’an mille ; très précisément GAIRARDI, en latin savant), elles figurent gravées dans la pierre, à gauche de la statue d’Henri IV, dans la cour intérieure du Capitole. La pierre traduit les couleurs et les métaux par la forme et le sens des stries données par le sculpteur. Nous savons ainsi que la clef est d’argent sur fond bleu.

 

Quant à l’oiseau il est sur un champ (fond) d’or (donc jaune) et lui-même est pourpre.

Cet oiseau n’est pas un passereau comme on pourrait le croire mais un saffre, c’est à dire une figure héraldique particulièrement rare, puisqu’il s’agit de l’aigle de Saint – Jean (le seul dans la nature à porter des couleurs pourpres). Il fait référence très précisément à l’aigle de bronze que Charlemagne avait installé sur son palais d’Aix la Chapelle. Notre famille le porte en senestre ( à gauche lorsqu’on porte l’écu) ce qui traduit une filiation par les femmes, comme d’ailleurs nos alliés de l’ancienne famille des Comtes de Toulouse.

 

La clef tréflées, l’anneau en haut, est une clef d’Hermès, ou clef des Saints et fait allusion à la présence de Saints dans la famille, avec une filiation masculine. Les Saints ont d’en haut, la clef du passage qui avec les deux clefs des Papes donnent les trois clefs de Dieu. Mais les clefs des Papes sont dans le matériel, d’où l’or et celles des Saints dans le spirituel d’où comme ici l’argent.

Enfin, la clef des Saints à l’anneau en haut car ce sont eux qui ouvrent l’accès au Saint des Saints.

 

Nous ajouterons à cette lettre si intéressante que l’oiseau n’est pas entouré de deux biellettes (rectangulaire) mais de trois pièces circulaires pourpres. Ces pièces se nomment besants lorsqu’elles sont de métal (or ou argent) mais on voit qu’ici elles sont d’émail (pourpre). Il s’agit donc de tourteaux. Les besants et les tourteaux proviennent des monnaies byzantines et indiquent probablement la présence d’un ancêtre aux croisades. »

 

 

Les armes, utilisées pendant 30 ans sur les en-têtes des documents municipaux en tant que logo, se sont trouvées légèrement modifiées au cours des âges.

En effet, il était de tradition, quand la ville adoptait les Armoiries de son Seigneur, d’amoindrir celles-ci, notamment en ne reprenant que certains détails, ou éventuellement en ne prenant qu’une partie des dites armoiries.